La mineuse du marronnier
La mineuse du marronnier est un insecte qui ne tarde pas à se faire connaître par les dégâts qu'elle occasionne. Le cameraria ohridella est un petit papillon bien inoffensif au stade adulte, mais ces larves sont de redoutable mineuses, elles se nourrissent du tissu foliaire et creuse ainsi des galeries dans la partie vivante de la feuille du marronnier d'inde, aesculus hippocastanum principalement ainsi que d'autres espèces. Il arrive parfois que l'érable sycomore et l'érable plane subissent de faibles invasions. Les feuilles, après plusieurs attaques, brunissent localement puis totalement avant de tomber. L'arbre se défolie et devient rapidement fragile. La photosynthèse se fait mal, le marronnier peine à faire ses réserves nutritives. Il est par conséquent plus vulnérable aux aléas climatiques et attaques cryptogamiques.
Cycle biologique
A la sortie de l'hiver, dès que la température dépasse les 12°C durant au moins 48 heures, la mineuse éclos et sort de la feuille ou elle a passé tout l'hiver. Une semaine plus tard, sur le tronc et les charpentes du marronnier, la reproduction commence. Une fois fécondées, les femelles s'envolent vers les parties hautes de l'arbre et déposent leurs oeufs sur la face supérieure des feuilles. Les larves éclosent et commencent leurs travaux de destruction. Il peut y avoir ainsi de 3 à 5 générations par an selon les conditions climatiques. Actuellement le sud-est de la France est fortement atteint par ce lépidoptères. Chaque année, l'invasion progresse dans l'ouest du pays. Mais que faire ?
Biotope
Arbres hôtes, allées de marronnier, parcs et jardins.
Zone géographique
Sud-Est de la France.
A noter
De
nombreux traitements ont été testé,
les plus
actifs sont ceux à base de bifenthrine ou
deltaméthrine. Mais l'efficacité de ces produits
reste
discutable tant la tâche à accomplir est
difficile. Le
traitement doit s'effectuer au moment de la reproduction, lorsque le
cameraria se pose
sur le tronc ou une charpente de l'arbre en attendant
son
autre afin de réaliser son cycle. Le traitement
chimique
ne semble donc pas être la solution !
Il existe des auxiliaires entomophages se nourrissant du cameraria,
cependant les tests réalisés par l'inra
n'aboutisse pas
pour le moment à une efficacité convaincante.
Les pièges à phéromones
peuvent capturer un
grand nombre d'individus, mais le marronnier est un grand arbre, le
nombre de pièges à disposer sur le sujet afin de
réaliser une réelle diminution de la population
serait important et contraignant en raison des acrobaties
à effectuer pour entretenir ceux-ci. Le piège est
constitué d'une boîte ouverte des deux
côtés
à
l'intérieur de laquelle on dépose une plaque de
carton
engluée. En son centre on y place une capsule de
phéromone femelle, les mâles croyant se diriger
vers une femelle
afin de se reproduire, se posent sur la plaque engluée et
meurent. Dès que la plaque est recouverte de
cameraria, elle doit être remplacé en prenant soin
de récupérer la
capsule
qui est valable durant 2 mois.
En conclusion, le traitement chimique, l'introduction d'insectes
entomophages ou le piégeage de masse ne constituent pas une
solution ! Pourtant, une méthode simple et efficace existe:
le ramassage
des feuilles
durant la période hivernale. La larve hiverne dans les
feuilles
du marronnier, étant un arbre caduc, il ne vous
reste plus
qu'a ramasser les feuilles afin de limiter grandement la
prolifération de la mineuse du marronnier et par la
même
occasion le dépérissement de votre arbre
l'été suivant. Vous devez
impérativement
brûler celles-ci ou les composter à une
température
supérieure à 60°C afin
d'empêcher
l'éclosion des larves. Pour un résultat optimal,
pensez
à ramasser également les feuilles sous vos
arbustes ainsi que
dans les moindres recoins.
Commentaires (5)
Maria -
03 février 2011J'ai passée une très bonne lecture et cela a été très intéressant.
Rémi -
28 août 2009Toute la France est touchée, et non pas seulement le sud-est !
En revanche, seul le marronnier a floraison blanche est réellement touché (pas le rose.
bob -
24 août 2009Malheureusement le traitement chimique s'avère la seule méthode efficace...et vérifiée.2 traitements sont nécessaires.
Greg -
04 novembre 2008On constate qu'un jardin entretenu et régulièrement nettoyé limite la prolifération des ravageurs sans pour autant traiter.
Nicole -
04 novembre 2008Un très bel article où encore une fois on favorise les méthodes naturelles. Arrêtons de traiter pour tout et rien.