Fauvette a écrit:
Gythaogg a écrit:
le tilleul est un arbre qui, contrairement à ce qu'on croit souvent, supporte très mal les tailles souvent drastiques qu'on lui inflige
Ouaich, pour information, il y a dans le jardin "du côté de chez ma mère", dans le Poitou, un tilleul qui a été planté à la fin des années 30 et qui est régulièrement taillé en têtard (une fois tous les 2 ou 3 ans) et qui se porte comme un...charme! Certes, il ne fait pas de fruits, mais il semble très bien supporter ce traitement.
Le mystère s'épaissit...
Oui mais non. Parce qu'une taille en têtard est faite tous les ans ou presque et ne porte donc pas sur des branches de grosse section, contrairement à une taille brutale telle qu'elle est trop souvent pratiquée.
J'ai encore la rage quand je pense à la maison où j'habitais précédemment : le voisin avait un magnifique tilleul en pleine santé qui embaumait tous les printemps avec sa floraison. Un jour, allez savoir pourquoi, il l'a fait littéralement massacrer, au point qu'on croyait que c'était un démontage pour l'abattre totalement. Et bien non, c'était un « élagage » : même les branches les plus énormes y sont passées. L'arbre était majestueux, parfaitement sain et ne représentait aucun danger. À l'heure actuelle, c'est un infâme petit machin rabougri qui ne ressemble à rien et pourrit gentiment sur pied. Et le pire, c'est que j'avais pris la peine d'expliquer gentiment tout ça au proprio, mais rien à faire !
La taille en tête de chat est en principe moins préjudiciable, mais il faut y regarder de près. J'ai habité (avant avant avant....) une maison près de laquelle un tilleul était planté (beaucoup trop près). Il avait régulièrement subi des tailles en têtard et il poussait vigoureusement, il paraissait en très bonne santé. Un jour, j'ai fait venir un élagueur (un vrai, pas un massacreur à tronçonneuse) pour lui demander si on pouvait lui redonner progressivement une forme plus naturelle. Il est monté dans l'arbre et là ... oh surprise, des morceaux de bois pourri partout, ce qu'on prenait pour des « têtes de chat » en bon état se détachaient d'eux-mêmes... L'arbre était pourri jusqu'à la moëlle, rien à faire.