Je pense qu'il y a ici des personnes bien plus qualifiées que moi pour parler des engrais verts, mais plein de gens doivent être en vacances
Les engrais verts sont des plantes qui rendent de nombreux services au jardinier : ils couvrent les espaces laissés nus par les récoltes, ce qui limite la repousse des mauvaises herbes, évite que le sol soit laissé nu et exposé aux intempéries. De plus, ils ont la capacité de remonter des éléments nutritifs profondément enfouis, ou, mieux encore de les « fabriquer » grâce à l'azote de l'air (cas des légumineuses). On peut ajouter qu'ils améliorent la structure du sol. Cerise sur le gâteau, certains, comme la phacélie et le trèfle, sont jolis et mellifères.
Pour moi, un engrais vert doit également être facile à ôter, ou du moins, ne pas gêner la plantation ou le semis. Par exemple, la moutarde, une fois fauchée, n'est guère gênante. La phacélie disparaît toute seule, le trèfle annuel aussi.
Les engrais verts ne sont pas forcément une entité à part : le sarrazin, le seigle, la moutarde, les légumineuses en général, peuvent être cultivés pour ce qu'ils produisent ou bien comme engrais verts. La moutarde a beaucoup d'avantages car, son cycle de vie étant court et rapide, on peut la semer pratiquement n'importe quand, sauf par temps de gel. Elle se ressème aussi mais n'est guère gênante.
Pour ce qui est de leur fin de cycle, il y a plusieurs « écoles » : certains coupent et laissent sur place (c'est ce que nous faisons), d'autres arrachent et laissent sur place, d'autres enfouissent... je n'ai pas d'avis autorisé sur la question. Certaines plantes comme la phacélie disparaissent d'elles-mêmes et ne posent pas ce souci.
À noter que les engrais verts, s'ils ont beaucoup d'avantages, ne doivent pas non plus être considérés comme sacro-saints : un potager recouvert en hiver de véronique de perse ou de mourron ne sera pas plus mal en point et plus difficile à exploiter que celui où l'on a mis des engrais verts.