Je les cultive chaque année avec mes graines. Quand on en achète, il faut regarder à ne pas acheter des hybrides. Ne pas rentrer dans leur jeu de nous faire acheter chaque année.
C'est comme cela qu'on affame des peuples.
http://www.econologie.com/forums/il-fau ... t1868.html***Vous êtes en droit de savoir par quel procédé les semences que vous achetez ont été produites.
Et si vous êtes nombreux à revendiquer ce droit, les jardineries seront bien obligées d’en tenir compte.
Exigez que soient mentionnés sur les sachets les procédés de production des semences
Exigez des "semences reproductibles non manipulées"
**************************
http://90plan.ovh.net/~attactou/spip.php?article1099De tout temps les paysans et les paysannes du monde entier ont produit et échangé leurs semences de ferme, les considérant comme des biens communs régis par des droits d’usage collectif. Cette approche hautement diversifiée a conduit à une grande autonomie des paysan-ne-s mais aussi à une biodiversité cultivée d’une extrême richesse.
Mais depuis quelques décennies, ces semences deviennent de plus en plus des biens privés au profit d’une poignée de firmes multinationales semencières (Monsanto, Syngenta, Pioneer, Limagrain, Bayer, BASF...) :
les brevets ou les certificats d’obtention végétale conduisent à une confiscation juridique
la mise sur le marché d’hybrides F1 non reproductibles conduisent à une confiscation biologique
les réglementations sur les semences conduisent à une restriction des droits des paysans alors que les politiques très agressives des firmes semencières largement soutenues par les gouvernements, conduisent (parfois très violemment) les paysan-ne-s à abandonner leurs propres semences.
C’est ainsi que ces firmes tentent de maîtriser la production et la distribution des principales ressources génétiques de la planète.
Qu’elles détiennent un pouvoir aussi exorbitant est à la fois inacceptable et terrifiant.
Mais à travers cette appropriation du vivant, c’est aussi la biodiversité cultivée qui est gravement menacée car il n’y a aucune commune mesure entre la diversité que peuvent produire quelques firmes et celle qui est produite naturellement par des millions de paysan-ne-s. Devant ces graves menaces qui ont déjà conduit à la disparition de 75% de la biodiversité cultivée, la résistance et les alternatives s’organisent partout dans le monde.
Ainsi par exemple sont nés en France en 2003 le Réseau des Semences Paysannes et tout récemment le 27 octobre 2008 le collectif Semons la Biodiversité comprenant des paysan-ne-s mais aussi des jardinier-e-s, des consommateurs-trices, des citoyen-ne-s...
Extraits de la déclaration du collectif Semons la Biodiversité :
En conservant, en semant, en multipliant, en échangeant et en vendant des semences de variétés paysannes libres de droit, non mutées ni manipulées et non inscrites au catalogue officiel, nous refusons : tout droit de propriété intellectuelle sur le vivant, brevet ou certificat d’obtention végétale, le fichage génétique des plantes ou des animaux dans le seul but de faciliter ces formes légales d’appropriation privée des biens communs, les semences industrielles manipulées grosses consommatrices d’engrais et pesticides chimiques qui réchauffent la planète et affament les peuples pauvres pour nourrir les animaux et les voitures des riches.
Les semences sont le bien commun des communautés rurales qui les ont sélectionnées et conservées. C’est pourquoi, au soir de cette initiative de la campagne « semons la biodiversité », nous nous engageons à faire respecter les droits collectifs des paysans et des communautés d’user, de développer, d’échanger et de protéger leurs semences, première marche du droit des peuples à la souveraineté alimentaire, contre la globalisation du commerce.
En exigeant des "semences reproductibles non manipulées", vous défendez les droits des paysan-ne-s et contribuez à la sauvegarde de la Biodiversité.
[i
]Jamais je n'aurais cru qu'un jour on empêche de faire ce geste simple de tous les temps, de garder et reproduire ses graines [/i]