clémence a écrit:
Je suis largement d'accord avec toi Pocji, sauf sur un p'tit détail quand même qui est commun à toutes les espèces dites invasives : leur prolifération mène à l'extinction des autres espèces.
En effet nous ne sommes pas tout à fait d'accord
Ok, la prolifération d'espèces invasives peut mener à l'extinction d'autres espèces, mais en ce qui concerne l'Humain, le problème n'est pas là aujourd'hui (ni demain il me semble). Si notre mode de vie était différent, nous pourrions bien être 12 milliards d'individus sans pour autant être à l'origine de l'extinction d'autres espèces. L'Humain est une espèce un peu à part (malheureusement). Par exemple, il suffit d'une cinquantaine d'individus débarquant sur une île inconnue pour supprimer totalement une espèce endémique pour déni de sale gueule (une sorte de dragon de Komodo, végétarien). Pareil pour le Thylacine : "Ce loup marsupial vivait confiné en Tasmanie. Accusé à tort de s'attaquer aux moutons, il fut victime de véritables campagnes d'extermination menées par les éleveurs; le dernier specimen connu est mort en captivité en 1936." (Larousse). Ces éleveurs n'étaient pas des milliers pour supprimer cette espèce. D'ailleurs en 1936, nous n'étions pas si nombreux que ça. Les exemples de ce type sont innombrables et jamais dûs à une surpopulation humaine.
Tout ça pour dire qu'à mon avis, chez l'humain, ce n'est pas le nombre qui est à l'origine de l'extinction de certaines espèces mais son comportement, son mode de vie. On est bien capable de supprimer un grand nombre d'espèce en étant peu nombreux. Et sans parler des exterminations voulues, prenons encore l'exemple du thon rouge. C'est une espèce en voie de disparition à cause du phénomène de mode dont il est victime. Pourtant, nous ne sommes qu'une très petite partie de la population mondiale à en consommer ...
J'imagine quand même qu'à 150 milliards d'humains sur terre (au pif), cela posera peut-être ce genre de problèmes, mais on en est très loin et on ne risque pas de les atteindre vu ce qui se profile d'ores et déjà : stérilité masculine, malformations génitales, maladies (cancers en l'occurrence), pollution (cause des précédents par ailleurs), etc ...
De plus, vouloir réguler la population humaine pose un sacré nombre de problèmes éthiques en tout genre. On contrôle la natalité de QUI ? COMMENT ? POURQUOI EUX ? Attention aux dérives !
Avec ce triste constat que seulement 20% de la population s'accaparent 80% des ressources naturelles, il suffirait en fait de "supprimer" une minorité de la population pour que tout se passe mieux. Comme quoi, il ne s'agit pas d'un problème de surpopulation !Voilà pourquoi, à mon sens, on n'en est pas à parler de l'extinction d'espèces à cause de la prolifération humaine, mais plutôt à cause de son mode de vie en général. Pour moi la démographie humaine est plus que secondaire dans ce type de préoccupations. Par contre, en effet, si on vit tous comme des américains (ou des français même) et que la population s'agrandit, ça va pas le faire ! Mais c'est déjà un problème actuellement, c'est un peu une question d'équilibre nombre/empreinte écologique. Deux solutions s'offrent à nous : soit, on réduit la population mondiale pour continuer à jouer au golf en plein désert, manger de la viande et du thon rouge tous les jours etc... (c'est faisable si on est moins nombreux); soit on vit autrement et on en laisse pour tout le monde, et cela sera également viable et vivable.
_________________
Vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre (Gandhi)
http://www.audelis.cabanova.fr