Ami(e)s bio du jour bonjour,
On sait que, bien que depuis longtemps commencée, l'étude scientifique du sol n'a pas dit ses derniers mots (on est très très loin par exempel d'avoir classé tous les organismes vivant dans le sol).
Deux livres viennent de sortir qui nous éclairent un peu sur l'état de la question.
"Les mycorhizes , la nouvelle révolution verte".(Ed Quae)
Les champignons du sol jouent un rôle capital dans l'assimilation par les plantes, avec qui elles vivent en symbiose, des phosphates et de sels minéraux.
Concernant 70% des plantes, les mycorhizes arbusculaires lancent d es filaments qui pénètrent à l'intérieur de la racine.Les ectomycorhizes entourent les racines (inféodés aux arbres, notamment confères). Les mycorhizes éricoïdes , moins nombreuses, se rencontrent en milieu tourbeux.
"Collaborer avec les bactéries et autres microorganismes" (Ed du Rouregue), fournit une description saisissante de la chaîne alimentaire du sol : bactéries, champignons,algues et moisissures, protozoaires, nématodes, arthropodes, vers de terre, gastéropodes, reptiles , mammifères, oiseaux. Il y a au début du livre une superbe photo d'une micorhize perforant un nématode.
Il ne suffit donc plus de connaître le ph de son sol. Il faut aussi faire analyser les bactéries ou les mycorhizes !
Très (très
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)schématiquement, je retiens que l'ouvrage classerait plutôt les sols en "dominante bactérie", propices aux légumes par exemple et "dominante champignons", propices aux arbres...
Il y a ensuite une analyse, en fonction de ces critères, du paillage, du compostage...Ca aboutit à une conception du jardinage qui serait une sorte de super "permaculture". Non seulement on ne retourne plus le sol, mais on ne touche plus à rein du tout, si bien que je me demande comment on fait pour semer...
Je note que, s'agissant de ces deux passionnants ouvrages, il nous faut (contrairement à ce qu'on pourrait espérer) continuer à aller au magasin : pour acheter des micoryzhes dans le premier cas, du jus de compost dans le second (attention : il ne s'agit pas du vulgaire jus qui coule de notre compost , mais d'un jus de compost savamment "brassé".