jpplejardinier a écrit:
Ami(e) Githaoog du soir bonsoir,
Plus simplement le sol de ton jardin correspond au biotype primaire du lamier pourpr (ou a au moins certaines affinités avec). Ce que suggère Ducerf, c'est qu'avec la pollution atmosphérique, il y a beaucoup plus de lamier pourpre qu'avant.
Et/ou alors parce que le sol a été malmené précédemment, et que certaines espèces ont disparu laissant la place à d'autres, plus « coriaces ».
On a une bande de terrain d'environ 5 m de large qui a été récupéré par le précédent proprio sur le champ de nos voisins : à l'œil nu, le sol est très différent, beaucoup plus pauvre. On voit qu'il a été malmené par des pratiques agricoles qui l'ont plus ou moins tué. Il se refait petit à petit et il n'y pousse pas les mêmes adventices qu'ailleurs (peu de lamier pourpre, au demeurant). Même l'herbe qui est ailleurs si conquérante, avait peine à y pousser (mais ça commence à aller mieux). On avait essayé de planter des trucs dans cette bande de terrain les deux premières années de notre présence ici : l'échec a été quasi total (les sécheresses persistantes et répétées n'ont pas aidé). Sans compter que le voisin nous a involontairement pulvérisé des rosiers au désherbant (depuis, il fait plus gaffe).
En dehors de quelques rosiers, on y a mis un ou deux frênes (plante pionnière par excellence), un Koelreuteria paniculata (pas le genre difficile non plus), un troëne sauvage, un houblon accroché au grillage (il a bien profité de l'humidité de l'année passée). Les rejets ou semis de pruniers sont nombreux là aussi, mais ils ne gênent pas, donc on en laisse.
Bizarrement, dans cette bande de terrain très pauvre, on voit apparaître sur quelques mètres carrés... des orties, alors qu'il n'y a eu aucun apport d'ammoniaque. Et particulièrement autour de 2 des tas de foins (on a des tas de foins sur tous le terrain qui n'est fauché qu'une ou deux fois par an). Aucun autre tas de foin du terrain n'a cette « couronne » d'orties, c'est assez curieux.