Fauvette a écrit:
Localement, la nature d'un sol peut changer très vite : il suffit d'une dépression plus ou moins étendue ayant piégé des sédiments non calcaires.
Oui, même par ici où le sol est généralement très calcaire, il y a ce qu'on appelle des terres rouges, qui sont en fait des terres complètement décalcifiées où on trouve entre autres du châtaignier.
Plus près encore, à quelques dizaines de mètres à peine de chez moi, il y a une zone marécageuse (inondée une partie de l'année) où pullulent les fritillaires meleagris : ces plantes ne survivraient pas ici. Et les anciennes terres de marais, malheureusement draînées par les maïsiculteurs, n'ont rien à voir avec notre terre à fossiles
Les produits acidificateurs sont de la poudre de perlimpinpin, les ions calcaires ne disparaissent pas comme ça en versant un peu de produit : le sol a un pouvoir tampon énorme. Tout ce que ces produits apportent, ce sont des variations brutales et de courte durée du pH, qui sont nuisibles à la faune et à la flore.
Et pendant ce temps là , ceux qui ont des terres non calcaires se croient obligés de chauler...
Je crois que le premier réflexe du jardinier bio doit être de trouver des plantes raisonnablement adaptées aux conditions naturelles qu'il peut leur offrir. Après, même en sol calcaire, tout le monde peut se faire le plaisir d'un petit rhodo dans une grande potée (attention quand même à l'eau d'arrosage), pourquoi pas ?