Le cercle du phénix 

Le cercle du phénix 

Le cercle du phénix 

Au VIII° s. av JC, le poète Hésiode chantait Gaïa, grande divinité des premiers Grecs : "la Terre au large sein, résidence à jamais inébranlable de tous les êtres".En effet, selon les Grecs, Gaïa a créé l'Univers, enfanté les premiers dieux et donné naissance aux hommes.Voici ce qu'il en est pour le mot Gaïa de cette hypothèse. Venons en aux principes véhiculés par cette théorie. Sur la planète, les êtres vivants interviennent activement et contrôlent des paramètres physico-chimiques, comme la température moyenne de la surface ou la teneur en sel des océans.Un exemple simple pour illustrer comment un paramètre général, comme la température moyenne de la planète peut être régulé par des êtres vivants.Imaginons que la vie se limite à des pâquerettes, blanches ou noires. La température fait varier leur taux de croissance ; si la température est trop éle vée ou trop basse, elles meurent. La température du sol dépend de la réflexion de la lumière du Soleil et de l'étendue des différentes pâquerettes.La résolution des équations mathématiques décrivant ce "petit monde" montrent que les interactions entre les êtres vivants et le sol suffisent pour maintenir la température autour d'une valeur constante. Ce phénomène est appelé l'homéostasie. Ceci est le cas même si la luminosité du Soleil augmente. En ajoutant à cette biosphère, des lapins qui broutent les pâquerettes et des renards qui se régalent des lapins, il est observé que les populations oscillent parfois fortement, mais aucune espèce ne disparaît.Un tel système possède une régulation homéostatique de sa température et donne l'impression que les êtres vivants conspirent pour assurer leur propre survie, alors que ce comportement résulte du seul jeu des processus de rétroaction qui s'y déroulent.L'humanité a altéré de façon significative quelques-uns des cycle chimiques les plus importants de notre planète, provoquant des réactions en chaîne imprévisibles. L'hypothèse Gaïa concrétise l'idée que nous habitons une planète vivante, ce qui conduit à modifier notre perception du monde: nous vivons dans la Terre et non pas sur la Terre. De ce fait, la matière organique, l'air, les océans et la surface terrestre de la Terre forment un système complexe susceptible d'être appréhendé comme un organisme autorégulateur unique et ayant le pouvoir de préserver les caractéristiques vitales de notre planète en contrôlant l'environnement chimique et physique. Enfin, notre microcosme interne résume l'évolution de la vie et de la planète : les bactéries qui prospèrent dans nos organes y maintiennent l'environnement qui régnait sur la Terre à ses origines.Gaïa nous invite à la modestie, au dépassement critique de notre anthropocentrisme confortable. Nous sous-estimons l'importance du microcosme parceque nous ne le voyons pas à l'oeil nu. Mais les bactéries assurent les échanges les plus indispensables à la survie de la biosphère.

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http://lecercleduphenix.perso.sfr.fr

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Inscription : 25 janvier 2010

Numéro : 1992

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